Groupe6.5-lille-thème1

Comment percevez-vous la KE/KM avec vos yeux d’étudiants ?

Pour nous, l’économie de la connaissance c’est avant tout l’abondance d’information. C’est pourquoi, il faut faire évoluer chez les étudiants et les travailleurs, une capacité de synthèse de l’information. Sloterdijk dans Sphères parle d’une « conscience pulvérisée » suite aux difficultés que les individus expérimentent face à cette quantité d’information. Il faut être prêt à réagir face à une information, et savoir la faire circuler en interne. Cela demande donc une organisation spécifique.

La Knowledge Economy c’est, selon nous, l’environnement économique dans lequel on évolue aujourd’hui. On peut constater une véritable évolution sur le marché du travail, sur lequel on a désormais besoin de qualifications intellectuelles davantage que de qualifications manuelles.

Dans l’économie de la connaissance, il y a une toute nouvelle façon de gérer une entreprise. Le Knowledge Management n’est pas un management comme on l’entendait habituellement : répartir des tâches et définir des objectifs. Les manageurs de la connaissance ont conscience que les Knowledge Workers ne sont pas aussi facilement remplaçables. Il y a également davantage de services produits. Ainsi, pour créer de la valeur ajoutée, il ne suffit pas d’avoir des machines. Des travailleurs compétents, autonomes, sont requis, car 80% de leurs activités nécessitent un jugement. Les entreprises forment d’autant plus leurs travailleurs, et cherchent à développer les connaissances des Knowledge Workers de façon à les fidéliser à une entreprise et à apporter une valeur ajoutée : car celle-ci passe maintenant par le leur travail.

Unilever, à travers son Programme Graduate, applique les enseignements apportés par la recherche ayant pour sujet le Knowledge Management : les Graduates sont formés en profondeur, et suivis par des accompagnateurs à leur écoute. En échange de cela, un plus grand investissement est demandé, et une fidélisation du graduate à la marque est attendue.

La Knowledge Economy conditionne ainsi les liens que nous, futurs diplômés et Knowledge Workers, entretiendront avec les entreprises, que ce soit en terme de recrutement ou de management interne. La place qui était précédemment accordée aux élèves qui s’orientaient vers des filières plus techniques : la place des Manual Workers, semble désormais plus réduite, et la Knowledge Economy se présente ainsi comme une transformation nécessitant un ajustement du système éducatif en plus d’un ajustement interne aux entreprises et d’une adaptation des écoles de commerce (comme celle entamée par SKEMA).

LE CAVORSIN Georges
MALCA Keren
MANAT Aiyoub
MESSIN Louise
METAIRIE Léa
MUZELLEC Paul