Groupe 2-5 Campus Lille

Le passage du tacite à l’explicite est souvent difficile à expliquer notamment dans le cadre de l’économie de la connaissance. Explicitons ceci à travers l’exemple du sens de l’orientation, connaissance tacite indéniable. Il est inné, ne s’explique pas et ne semble pas pouvoir se partager. Or, il fait partie de l’économie de la connaissance et il serait donc censé pouvoir s’expliciter, et chacun devrait pouvoir acquérir le sens de l’orientation. Voici donc un paradoxe dans l’économie de la connaissance. Peut-on alors véritablement expliciter le « je ne sais pas ce que je sais »  afin de pouvoir le partager ? Plus généralement, comment passer du caractère tacite de l’économie de la connaissance à son explicitation ? Cette question nécessiterait un grand approfondissement, mais ce dernier permettrait-il de résoudre le paradoxe que nous venons de soulever? En effet, il nous semble a priori impossible de transmettre ce savoir, de transmettre cette faculté de  s’orienter, peu importe l’endroit. On pourrait y objecter le fait qu’en montrant le chemin une fois, puis deux fois et ainsi de suite, la personne dénuée de sens d’orientation arriverait finalement à se retrouver. Certes, mais qu’en serait-il si on changeait le point de départ, si on changeait un élément du parcours qu’il aurait appris par coeur? La personne ayant le sens de l’orientation s’y retrouverait, tandis que l’autre perdrait la connaissance qu’il pensait alors avoir acquise.  L’approfondissement que requiert ce passage délicat du « je ne sais pas ce que je sais » au « je sais ce que je sais » et je suis apte à le partager, serait-il suffisant pour finalement trouver un moyen de transmettre le sens de l’orientation? Et plus généralement, permettrait-il de ne pas remettre en cause cet aspect de l’économie de la connaissance ?

Par ailleurs, si on prend aussi en considération l’aspect « internet » de l’économie de la connaissance, le problème soulevé s’aggrave. En effet, les entreprises développent, ces derniers temps, l’utilisation du web pour communiquer. C’est l’exemple du sharepoint (« le facebook des entreposes ») ou encore du JAM développé par Renault pour créer des évènements online. La dernière tendance qu’est le Big Data favorise ce mouvement. De fait, les entreprises se mondialisent et grossissent. Grâce au web, elles peuvent désormais communiquer en temps réel, partager leurs idées en oubliant l’idée de frontière. Une entité localisée à Singapour pourra échanger instantanément avec une autre se trouvant à Orlando. Cependant un problème majeur survient: l’explicitation du tacite.

En effet, seules des idées explicites se retrouvent sur ces bases d’échanges développées suite à l’expansion de l’économie de la connaissance. Or cela ne semble pas pouvoir permettre le passage du tacite à l’explicite que suggère cette dernière. Plus concrètement, comment pourrions nous, en reprenant notre exemple, partager la notion du sens de l’orientation sur le web? On pourrait tout simplement poser notre question, on aurait effectivement une réponse immédiate. Toutefois, aussi explicite et détaillée qu’elle  pourrait être, cette réponse ne saura devenir une connaissance acquise. Effectivement, nous avons insisté sur le fait que l’économie de la connaissance devait permettre de transmettre un savoir, savoir qui doit devenir un acquis pour l’interlocuteur. Or, considérant le sens de l’orientation comme une connaissance inée, ce savoir, aussi explicite soit-il ne sera jamais acquis par l’autre.

Aurions-nous finalement décelé une limite majeure de l’économie de la connaissance et de tous ses aspects?

Sarra MEDJANI – Pauline MAZURCZACK – Nicolas LOCTIN – Maximilien LEFORT – Julien LEGAL – Gautier LOBEAU

 

GROUPE 8-8 SOPHIA ANTIPOLIS – THÈME 2

Lors de la conférence sur l’intelligence économique, un concept nous a interpellés, celui de la connaissance tacite. La connaissance tacite peut se définir comme une aptitude, un savoir faire dont l’apprentissage ne peut se faire par des moyens purement techniques. Au contraire, son apprentissage passe principalement par les interactions sociales mais aussi par une autonomie propre à « l’élève ».
Ce concept difficile à matérialiser a suscité notre curiosité. La transmission des connaissances est indispensable, en effet, à l’évolution de notre société. Alors comment accepter le fait qu’une partie de ces connaissances ne puissent être complétement partagé et entraînent de ce fait un frein à cette évolution.
Par exemple, l’ouvrier qui a des connaissances codifiées, a aussi développé des connaissances tacites comme l’ouïe qui lui permet d’anticiper des pannes de machine. Cette connaissance tacite sera difficilement transmissible à un nouvel ouvrier.
L’enjeu futur ne reposerait-il pas justement sur l’amélioration de cette transmission ?
En se projetant dans le futur, l’avantage compétitif de l’entreprise pourrait se reposer sur sa capacité à transmettre le plus efficacement la connaissance tacite de ses employés.
Sachant qu’on ne peut pas agir aujourd’hui sur la partie de cette connaissance qui s’acquiert par l’expérience, ou même par un certain déclic opéré par « l’élève », il s’agit alors de se concentrer sur les moyens techniques et sociaux qui participent à la transmission de cette connaissance.
On peut imaginer de nouveaux moyens pédagogiques et de nouveaux supports techniques qui permettront à l’élève d’accéder plus facilement à la partie tacite de cette connaissance.
L’intérêt est donc de rendre saisissable une connaissance qui semble a priori insaisissable

ROSSIGNOL Robin, SIRNA Johanna, ROULOT Clara, RIBEIRO Jordan, TEMIMI Alyssa
Groupe 8, TD 8 sophia antipolis