Groupe 5-4 – Campus Lille – Thème 2

Les récentes polémiques concernant Apple et Samsung  soulignent les problèmes rencontrés dans la gestion des produits immatériels faisant partie de l’économie de la connaissance. En effet,  Apple a accusé son concurrent Samsung de violer quatre de ses brevets.

L’économie de la connaissance est basée sur le partage d’idées en continue. L’accroissement des biens immatériels est dû en partie à la rapidité à laquelle se font les échanges. Comment organiser les échanges immatériels ?

Le concept de propriété intellectuelle  a été conçu par la législation en vue de protéger le commerce des idées.

La propriété intellectuelle est protégée par différents moyens qui sont : les brevets, les droits d’auteurs, les marques déposées. Il est nécessaire de déposer des brevets dans chaque pays où l’on souhaite se développer. Il convient de préciser que le propriétaire du brevet n’est jamais protégé à 100%.

Les avantages des nouvelles technologies créent également des problèmes. En effet, la rapidité du transfert des informations pose le problème de confidentialité. Le téléchargement illégal est un exemple. La récente « loi HADOPI » illustre la volonté de l’Etat de réguler ces déviances.

D’ailleurs Marc Halevy, philosophe et physicien, fondateur du groupe Maran spécialisé en management prospectif, souligne le fait que 80 milliards de courriels  circulent sur la toile toute les 24 heures à 100 000 kms heures. Cela pose trois problèmes : le premier est de ne pas rater l’information, le deuxième de ne pas assimiler de fausses informations et le troisième problème concerne la confidentialité.

De plus, on anticipe une coopération future entre entités : en ce qui concerne la conception de services et de produits  entre plusieurs contributeurs qui sont les  indépendants, les fournisseurs, les investisseurs ou encore les concurrents. Le laboratoire Filorga illustre cette nouvelle économie de la connaissance. Il teste actuellement la « coopétition » avec un de ses concurrents. Ceci est un mélange de coopération et compétition, expérience pendant laquelle les deux entreprises coopèrent et expérimentent en Recherche et Développement un produit de comblement de rides. Si le produit est concluant, ils pourront le commercialiser grâce à leurs propres techniques de vente.

Les entreprises pour s’insérer dans le processus de l’économie de la connaissance favorisent les échanges internes entre les différents collaborateurs de l’entité. Ainsi, des plateformes personnalisables sont mises en place. La plateforme « InnoCentive »  relie des industriels à 140000 scientifiques de 170 pays différents. Cela peut poser un problème de confidentialité des informations lorsque celles-ci sont à la vue de tous.

Cependant, les effets de la compétitivité entre les entreprises doivent être mieux contrôlés. L’absence de protection concernant l’organisation interne ou encore les stratégies des entreprises est un point majeur sur lequel la législation doit progresser pour développer l’économie de la connaissance.

Dans une économie toujours plus mondialisée, l’Etat n’est plus assez fort et des solutions supranationales s’imposent ; il s’agirait de développer la gouvernance mondiale au sein d’organismes déjà existants comme l’OMC et d’étiqueter de nouvelles normes qui prennent en compte l’accès facilité à l’information et la disparition des frontières juridiques. C’est en ce sens que l’Organisme Européen des Brevets travaille depuis 1977 dans l’intérêt des entreprises internationales.

Sources: http://lexpansion.lexpress.fr ; http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/08/09/apple-obtient-l-interdiction-de-vente-d-appareils-samsung-aux-etats-unis_3459799_651865.html; Journal Managment paru en août 2013

Maxime GLUCH, Justine GOMBERT, Lisa JOLLY, Clémence HOGNON, Florence HOCQUET, Enzo JIMENEZ-MARTINEZ, Morgane LE GARZIC