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L’économie mondiale est en pleine mutation et s’axe désormais autour de la connaissance et de l’information. Certains parlent d’hypercompétitivité pour ne pas employer, comme d’autres, les termes de guerre économique. Les entreprises, tout comme les Etats, doivent plus que jamais s’informer et adopter une vision stratégique pour exercer une influence sur l’économie. La crise actuelle n’a fait que renforcer cette nécessité d’être au centre des décisions pour tirer son épingle du jeu. Le lobbying devient alors une arme majeure pour réussir à s’imposer.

Le lobbying crée un lien informel entre la politique et l’économie. Dès lors, il est devenu suspect aux yeux de l’opinion publique puisqu’il peut rapidement dériver vers la corruption ou le trafic d’influence. En revanche, on peut considérer cette circulation d’informations comme bénéfique car elle permet d’informer le législateur sur les réalités économiques afin que son action ne devienne pas un frein pour l’économie mais une aide.

Historiquement, la France exerce une influence sur le monde des points de vue culturel, politique, diplomatique avec 1/4 des résolutions à l’ONU mais également économique avec ses 31 entreprises parmi les 500 plus grandes au monde (4ème place). Elle cherche alors à véhiculer ses valeurs à travers le monde pour conserver sa place parmi les grandes nations. Cependant, elle ne doit pas influencer en se posant en donneur de leçon au monde mais plutôt en cherchant à devenir un modèle de référence en s’appuyant par exemple sur son exception culturelle (francophonie,…). Le lobbying apparaît donc comme un outil du softpower (défini par Joseph Nye).

Nombreux sont ceux comme Michel Foucher qui croient en cette influence à la française et qui encouragent l’Etat, tout comme les entreprises, à se servir du lobbying comme un instrument de pouvoir.

Guillaume Louiset, Pauline Lucas, Paul Merceron, Camille Mercier, Chloé Morant, Benoît Morel