Gr 06-02 – Lille – theme 3

La multinationale LVMH consacre depuis peu une partie de son budget à la création de projets innovants. Ce phénomène est révélateur de cette nouvelle tendance datée des années 1980 qu’est la Knowledge Economy. On peut la définir comme une mutation de l’espace de travail et des activités de l’entreprise et de la société vers l’immatériel. En tant qu’étudiants de SKEMA Business School, nous nous intégrons pleinement dans cette démarche pédagogique qui constituera notre futur environnement de travail.

Notre époque est celle de la Troisième Révolution Industrielle caractérisée par des flux d’information toujours plus rapides et des technologies à forte intensité de connaissances. Notre école, à travers différents projets comme le Défi Innovation ou des Masters sur les Technologies du Numérique, s’inscrit dans cette politique et cherche à nous préparer aux enjeux de cette économie. L’innovation occupe désormais une place de choix en entreprise : dès la période universitaire, des incubateurs sont mis en place sur les campus afin de révéler des talents (Incubateur Tonic sur le campus de SKEMA Lille). Inspirés du modèle américain, ces incubateurs trouvent écho sur une échelle nationale : la Silicon Sentier, en France et datée des années 2000, est une association qui tente de relier les start-ups françaises dans le secteur de l’internet. Ces innovations, de plus en plus collaboratives et durables, ont également un impact dans la gestion des ressources humaines. En matière de recrutement, les entreprises valorisent le capital humain et le savoir-faire en privilégiant la pérennisation de leurs salariés via des formations continues. La toile du net s’est matérialisée au sein même des entreprises à travers les open-spaces où les idées peuvent fuser.

Toutefois, ce modèle peut apparaître utopique si l’on raisonne en tant que managers de demain. Selon Baumard, dans Le processus et les trois finalités des guerres de l’information (2001), l’excès d’information brouille la prise de décision et met en péril les stratégies de bottom-up. En outre, la Knowledge Economy nécessite un certain de budget (frais de mise en place) que start-ups et PME ne peuvent pas forcément se permettre. En somme, l’immatériel sera-t-il toujours aussi en vogue dans les techniques managériales de demain ?

 

http://business.lesechos.fr/directions-generales/partenaire/comment-aborder-les-mutations-sociales-dans-votre-entreprise-5712.php

http://business.lesechos.fr/directions-generales/gouvernance/0203159131515-la-france-lance-son-concours-mondial-de-projets-innovants-57463.php

Baumar, Le processus et les trois finalités des guerres de l’information (2001)

Sabine CHAILLAS

Agathe CHAILLOT

Jessica COTTEN

Emma COUGNAUD

Diane DEBELS

Marion DEBARLE

 

Groupe8-9 Sophia Thème 1

Ce que l’on entend par l’expression « intelligence économique » est une économie fondée sur le savoir, une construction de savoirs et de compétences, une transformation qui révolutionne les pratiques de management des entreprises.

Cela est dû à l’évolution de la société d’une part, mais aussi à la mondialisation. La base de la knowledge economy est le capital intellectuel, qui désormais prime sur l’aspect matériel qui était jadis plus important. En effet, le capital intellectuel devient maintenant la richesse première de l’entreprise comme le soutient Drucker.

Aujourd’hui, ce qui est important au sein de l’entreprise est, outre le savoir, le savoir-faire, le savoir être qui sont des facultés quasi-innée. On est passé de l’ère industrielle à celle de l’information, et, ce faisant, chacun doit adapter ses connaissances à cette évolution.

Force est de constater qu’aujourd’hui l’organisation de l’entreprise a changé de forme : ce n’est plus une pyramide hiérarchique mais une sorte de toile d’araignée.
La connaissance est alors un savoir-faire à part entière : il faut comprendre, développer ses connaissances et les partager par le biais de la communication, la collaboration et le partage.
Le travailleur est alors apprécié grâce à son savoir et non plus essentiellement par son travail manuel.

Ainsi, la knowledge economy est le fondement de la knowledge management.

 

Vers une organisation d’entreprise intégralement mécanisée ?

Le Knowledge Management peut être perçu comme un partage des savoirs internes et externes de l’entreprise entre les différents membres de son organisation afin que ceux-ci soient correctement utilisés. Le Knowledge Economy consiste quant à lui en une utilisation de différents savoir-faire dans l’optique d’un profit économique et par extension ce principe traduit le transfert d’une partie du savoir-faire humain aux machines.
En combinant ces deux techniques managériales, on peut se demander si les machines peuvent être considérées comme des membres à part entière de l’organisation d’une entreprise. En effet, le Knowledge Management implique un partage des savoir-faires que l’on combine au transfert du savoir-faire humain aux machines que propose le Knowledge Economy.
Ainsi, l’évolution de ces deux concepts est liée à l’évolution technologique. Certains métiers se sont avérés remplaçables par des machines ce qui a conduit à une toute nouvelle approche des concepts de KM et KE : avant la mécanisation généralisée des entreprises, le partage et le transfert de connaissances s’effectuaient d’homme à homme et dans le but d’augmenter la productivité de l’homme. Désormais, l’apparition des machines comme « nouvel acteur » du schéma d’organisation de l’entreprise amène à réviser ce constat : les transferts de savoir-faire s’effectuent d’homme à machine et dans le but d’améliorer la productivité de ces-dernières.
L’évolution de ces deux concepts est à l’origine d’une réorganisation du schéma de l’entreprise réduisant le nombre d’intermédiaires au sein de la hiérarchie des entreprises grâce aux remplacements de certains hommes par des machines. Ainsi ces deux techniques managériales permettent de réduire les inégalités de savoir-faire d’un bout à l’autre de la pyramide hiérarchique d’une entreprise.
Le lien entre évolution technologique et évolution de ces deux concepts pousse à se demander si le transfert de savoir-faire pourra un jour s’effectuer directement de machine à machine sans relais humain nécessaire.

SKEMA SOPHIA – TD 9 – Equipe 5 – Hugo Landrin ; Lola Lacoume ; Maylis Labeau ; Khawla Lahjomri ; Marie Kostiguian

Groupe 4-TD4-Campus Sophia-Thème 3

D’après René-Charles Tisseyre, le Knowledge Management « est la gestion consciente, coordonnée et opérationnelle de l’ensemble des informations, connaissances et savoir-faire des membres d’une organisation au service de cette organisation. ». Ce type de management est apparu en même temps que la tertiarisation de l’économie.

Grâce à la Skema Business School, nous avons déjà un premier aperçu du monde de l’entreprise. En effet, les différents travaux de groupe réalisés au cours de ce premier semestre nous ont permis d’échanger des informations et des connaissances, de travailler en équipe et d’apprendre à écouter les autres. Les travaux de groupe et l’implication dans les associations permettent donc d’améliorer notre communication et d’échanger de nombreuses informations. Cela contribue à la Knowledge Economy.

De plus, un échange constant s’est établi entre les professeurs et élèves, mais également entre les élèves eux-mêmes grâce à la plateforme d’échange Knowledge©. Ainsi, les compétences que nous apprenons à mettre en place seront un allié de taille pour notre entrée dans le monde du travail.
Skema (School of Knowledge Economy and Management) est donc un levier de connaissances qui permet de faire évoluer constamment notre capital intangible autant que notre capital tangible. Le capital tangible (contact physique, réunions en groupe) reste moins important que le capital intangible (échanges d’informations) qui aujourd’hui s’effectuent principalement via internet (mail, Facebook etc.). Une connexion constante est créée par un flux d’informations (grâce aux nouvelles technologies) qu’il faut savoir manier.

Grâce à toutes ces compétences acquises, nous participons aux changements de demain. Nous faisons partie de la génération Y. Nous apporterons aux entreprises un savoir-faire innovant que nous pourrons mettre à contribution dans les organisations.

 

 

Bien que bénéfique, le partage des connaissances peut toutefois présenter certains points négatifs.

Le partage des données amène à la disparition des données privées. En effet, tout ce que l’on partage sur le monde virtuel ou en échange n’est plus enclin à être personnel.Les intranets au sein des entreprises facilitent l’échange mais amènent également à une individualisation du travail.

De plus, lors d’échanges sur les réseaux sociaux, certaines filiales publicitaires utilisent nos données pour les exploiter à notre insu. Il n’y a donc plus de liberté de recherche et de ce fait, le caractère privé est une donnée en voie de disparition. A contrario, pour les entreprises ces nouveaux moyens de communication sont bénéfiques. En effet, une affiche publicitaire ne permet pas de connaitre précisément le retour sur investissement. Alors que sur Google Adwords, les commerciaux peuvent connaitre en temps réel combien de personnes ont vu leur publicité, combien ont cliqué, ainsi que le retour sur investissement.

Les entreprises utilisent aussi les réseaux sociaux pour connaitre le profil des futurs recrutés. Il faut par exemple être prudent sur nos informations diffusées sur Facebook. En effet, une photo d’une soirée un peu arrosée peut vite changer l’apriori sur la personne.
La mutation technologique cité dans l’article est belle et bien commencé et amène également son lot de contraintes. La disparition de postes, les délocalisations d’usines ou les savoirs de nos confrères qui sortent de grandes écoles et décident de tenter leur chance dans des pays étrangers sont des faits de plus en plus courants qui amènent à une fragilisation du secteur primaires et tertiaire.

Le monde du travail tel que nous le connaissons aujourd’hui aura surement encore évolué lorsque nous serons en âge d’y entrer. C’est pourquoi nous devons dès aujourd’hui intégrer ces évolutions technologiques et managériales afin de partager nos connaissances à bon escient  et d’être efficace au sein de notre future organisation.

Sources :

TISSEYRE René-Charles (1999) ; Knowledge Management : théorie et pratiques de la gestion des connaissances

NEUER Laurence (2013) ; Réseaux sociaux : quels dangers et quelles réponses ?; Disponible sur www.lepoint.fr

Benoit Guimbert- Eric Guyonnet- William Koenig-Manon Hubert-François Himbert