Groupe7.7-Lille-thème4

Les vertus du nouveau lobbyisme

 

Avec la mondialisation et le processus irrémédiable de disparition des frontières, l’avènement d’une économie de la connaissance où l’obtention d’informations est un enjeu majeur, l’échelle à laquelle les grandes entreprises se font face n’est guère plus nationale ou régionale, mais bel et bien mondiale. Ainsi, parmi tous les leviers que les grandes multinationales peuvent activer pour se démarquer de leurs concurrentes le lobbying est il pertinent ?

Aujourd’hui en France, le lobbying est bien souvent perçu comme une pratique peu scrupuleuse, mêlant conflits d’intérêts, dessous de table ou corruption. Néanmoins cette pratique, à condition qu’elle soit associée à un certain niveau de transparence et de fiabilité, peut permettre d’améliorer le processus de prise de décisions afin d’atteindre la plus optimale en y associant le maximum d’acteurs. De fait, l’information est mise au cœur du jeu et en devient la véritable clé.

Néanmoins, l’opacité de ce processus est elle vraiment préférable quant à l’efficience des stratégies de lobbying ? Il apparaît clairement que non, puisque d’après une étude diligentée par la TNS Sofres, les lobbyistes les plus transparents sont aussi perçus comme les plus efficaces.

Finalement, il convient de différencier deux grandes stratégies de lobbying, clairement indiquées par le dirigeant d’un cabinet de lobbying bruxellois : « Le lobbying, c’est ce que fait l’industrie. Nous, nous fournissons de l’information pertinente » Ainsi, d’un côté on trouverait une sorte de lobbying de l’ombre s’organisant autour de privilèges octroyés et de grands diners, et de l’autre un lobbying novateur, profondément ancré dans l’économie de la connaissance qui fournirait aux entreprises de précieuses informations.

En conclusion, il apparaît donc comme évident que le lobbying est une démarche cohérente avec le contexte économique actuel ultra-concurrentiel, l’économie de la connaissance en toile de fond, en fournissant aux entreprises les clés qui pourront leur permettre de prendre les décisions qui maximiseront leurs intérêts propres afin qu’elles puissent obtenir des avantages concurrentiels vis à vis de leurs concurrentes.

 

Sources :

Mémoire d’Eloïse Stéclebout.

TNS SOFRES

 

ZIADI Merwane

 

Groupe 5-3 – campus de Sophia-Antipolis – thème 5

Pertinence du lobbying et de l’influence à la française

Tout d’abord, le lobbying est un ensemble d’actions d’influence et de pression menées par un lobby pour défendre ses intérêts face à des institutions ou individus pouvant prendre des décisions qui pourraient les affecter. Les différentes structures qui effectuent du lobbying sont les clubs de réflexion, des relations publiques et de conseils, avocats, associations ou fondations. Les différents modes d’influence du lobbying sont : les relations publiques institutionnelles, les relations presse, la communication interne et externe, le sponsoring et la création d’évènements.

En France et en Europe plus généralement, le lobbying connait un essor depuis les années 90 grâce à l’intégration européenne et aux évolutions de la société et des modes de gouvernance. Le lobbying est utilisé par les groupes d’intérêts économiques mais également par des associations, des mouvements sociaux etc… En France les syndicats représentent une forme de lobbying mais ils restent cependant assez peu développés.

Le lobbying est perçu de différentes manières selon les pays : il est totalement accepté et extrêmement répandu aux Etats-Unis, il participe activement au financement des campagnes électorales américaines; il est au contraire mal perçu et peu développé en France. En effet, 2/3 des décideurs publics français jugent que le lobbying n’est pas suffisamment réglementé en France et qu’il n’y aura pas d’évolution. Cependant, les décideurs français reconnaissent l’utilité du lobbying dans les processus de décisions politiques mais restent mal à l’aise avec les démarches de certains lobbyistes qu’ils peuvent considérer comme pas assez transparents. Le lobbying, dans une conception française, peut se révéler fort utile. Il ne sert pas uniquement les intérêts d’un groupe restreint d’individus mais aussi toute la population.

En conclusion, pour qu’un lobbying soit réussi et efficace, il faudrait avant tout qu’il soit transparent, honnête et pertinent.

Eve-Anne Collomb, Vanille Cornu, Anaïs Cotton, Anne-Sophie Darnaud et Marie Deleval