Groupe 2 – 6 – Lille – Thème 2

Le capitalisme voit ses paradigmes ébranlés par l’arrivée de l’économie de la connaissance. Les valeurs d’individualisation, de matérialité et de rivalité exacerbées par la précédente ère ultra-capitaliste s’essouflent devant le tout nouveau essor du partage, de l’immatériel et du besoin de travailler ensemble. L’homme et toutes ses potentialités intellectuelles représentent dorénavant une richesse considérable pour l’économie. Cette valeur est à partager, à s’approprier et à développer. Ainsi, les mutations des méthodes de travail engendrées sont  un enjeu majeur au sein de l’économie de la connaissance.

En tant qu’étudiants de Skema, prenons l’exemple des nouvelles salles de cours au sein de notre école : tableau interactif, chaises et tables roulantes afin de favoriser l’échange d’idées et la cohésion de groupe. Cet espace est la traduction même de l’économie de la connaissance. Alors qu’il y a quelques années encore, la collaboration et les travaux de groupe étaient peu encouragés, nous assistons aujourd’hui à un nouveau mode d’apprentissage motivé par la collaboration et la communication. Cette évolution de l’organisation du travail se traduit également par l’architecture des bâtiments : open spaces ; salles de travail pour les groupes ouvertes sur l’extérieur ; baies vitrées ; équipements informatiques à la pointe de la technologie et salles de détente se multiplient. Ces aménagements caractérisent l’ouverture sur le monde et l’échange d’idées qui s’appliqueront plus tard dans le monde du travail. L’école de commerce remplit son objectif de tremplin vers un monde tourné vers l’économie de la connaissance.

Si nous avons choisi de développer cette idée, c’est avant tout parce que nous sommes immergés dans ce nouvel environnement. Nous assistons tous les jours à cette mutation des méthodes de travail. Il suffit de voir comment l’ère du Web 2.0 modifie aujourd’hui notre façon de travailler en nous immergeant dans la collectivité. Cette révolution numérique permet une véritable interaction entre les 80 millions de sites web et plus d’un milliard d’utilisateurs. Située au coeur de la stratégie des entreprises, elle facilite le partage d’informations et d’idées entre collaborateurs. Techniquement, ces firmes utilisent des plateformes virtuelles similaires à Facebook mais qui leurs sont propres pour permettre le dialogue continu entre employés. Who’s Who, le Danone Social Network ou encore Yammer chez Accenture sont quelques exemples de ce qui ce fait aujourd’hui en matière de plateformes de travail au sein de grands groupes. Le partage, notion essentielle dans l’économie de la connaissance est également facilité par le Web 2.0 et les possibilités de crowdsourcing qu’il a fait naître. En effet, cette révolution numérique des méthodes de travail permet d’autre part d’élargir les possibilités de développement et d’innovation des entreprises. Il suffit de voir ce que le crowdsourcing a permis en matière d’échange. Preuve de la solidarité entre utilisateurs du web, il permet à un groupe de faire appel au public pour trouver une nouvelle technologie ou développer de nouvelles connaissances. L’entreprise Innocentive par exemple, truchement entre les « solution seekers » et les individus de la société scientifique capables d’apporter des solutions aux problèmes posés est un exemple parmi d’autres de ce qui ce fait aujourd’hui en matière de crowdsourcing.

Puisque les enjeux managériaux de demain reposent sur ce changement des méthodes de travail, nous avions un intérêt particulier à développer cette idée en tant que futurs managers de l’économie de la connaissance.

Bastien Monnier – Martin Montanari – Guillaume Pagot – Pauline Paris – Margaux Penfornis – Anna Penisson