Groupe 7-7 Sophia – Thème 5

Dans un monde de plus en plus normalisé, libéral et capitaliste, il est indispensable de savoir agir directement sur les personnes ou les institutions détentrices de pouvoir. D’où l’intérêt des groupes de pression que représentent les lobbys. De plus, avec l’essor des technologies et l’ère de l’immédiateté (retenons que les informations circulent maintenant à une vitesse proche de la nanoseconde) et de la prise de décision quasiment instantanée il faut défendre nos intérêts en permanence en identifiant et en exploitant les vulnérabilités l’organisation ciblée.

En France, les lobbys ont une forte connotation négative : le lobby automobile Allemand investit autant et même plus que l’ensemble des lobbys Français présents à Bruxelles. Même si la France possède d’autres moyens d’influence, il ne faut toutefois pas remettre en cause le bien-fondé des lobbys. En effet, la France prohibe et sanctionne pénalement les personnes morales et physiques qui participent au système des enveloppes dans les négociations, ce qui est très courant aux États-Unis. La France peine à s’inscrire durablement dans le Smart Power défini au sens de Joseph Nye : une combinaison intelligente du Hard et du Soft Power. La France pèse cependant beaucoup dans les décisions européennes grâce au couple franco-allemand, elle sait défendre ses intérêts et ceux de ses entreprises. Lors de sa récente visite aux États-Unis, la délégation du Président Français se composait à la fois de ministres de l’industrie et du commerce mais aussi du président du Medef et des représentants de grandes entreprises françaises.

Grâce à l’accroissement de ses efforts en matière d’influence, la France atténue son retard et initie progressivement un mouvement en profondeur qui devrait emmener à une vision différente du lobby : comme un outil indispensable dans le cadre de la concurrence mondiale.

MARIO MARCIALIS MILLION MOLLARD MONTEIL

http://www.franceculture.fr/blog-soft-power-2012-12-23-%C2%AB%C2%A0sur-la-valeur-strategique-du-soft-power%C2%A0%C2%BB-interview-de-joseph-nye