Groupe 5-6 – Lille – Thème 2

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il nous semble important de redéfinir ce qu’est vraiment l’économie et le management de la connaissance. La société contemporaine épouse les tendances de l’évolution de l’Homme depuis la révolution industrielle : petit à petit, l’immatériel remplace le matériel, quand le savoir et surtout les relations sociales remplacent les compétences techniques. Dès lors, les compétences les plus recherchées deviennent la capacité à gérer et à échanger ce bien inestimable qu’est la connaissance. Toutefois, ces évolutions ne sont possibles que si elles sont disposées à s’inscrire dans l’ « innovation » de façon générale, et ce dans tous les domaines (managérial, technologique, etc).

Quand on s’intéresse de plus près à l’économie et au management de la connaissance, on se rend compte que l’Homme occupe une place centrale dans le processus. La question est de savoir pourquoi dans une société qui a tendance à se déshumaniser et à privilégier l’automatisation des procédés, la créativité et l’intuition occupent une place aussi importante ? Il semble donc important d’approfondir ces notions là, pour en comprendre l’essence et donc l’« utilité ».

La véritable innovation dans le KE/KM est donc ce qui nous a le plus interpellé car, en tant que futurs managers et cadres, nous serons les fondateurs et acteurs directs de ce changement. Effectivement, la société actuelle ne permet plus de se reposer uniquement sur les acquis techniques qui ont montré leurs limites et qui ne permettent pas de se différencier assez. L’innovation au sein du KM/KE est donc l’idée principale au sein de ces deux concepts, qui permettront à terme une meilleure efficience dans l’entreprise.

Cela se caractérise notamment par le Web 2.0 qui est l’échange entre les producteurs d’information et les utilisateurs du web. En effet, le Knowledge Management s’appuie sur la collaboration virtuelle des employés d’une entreprise. Ces derniers vont alors échanger des informations et générer de l’innovation. Ce processus est appelé intelligence collective et va créer une synergie entre les collaborateurs et donc une meilleure efficacité au sein du groupe. Renault utilise par exemple le JAM, qui est un événement online organisé sur trois jours, au sein duquel les ingénieurs échangent leurs savoirs.

Les entreprises ne vont cependant pas se limiter à leurs connaissances internes. Le crowdsourcing constitue alors la solution à leurs problèmes : les grands groupes font désormais appel au public pour développer de nouvelles technologies et de nouvelles connaissances qui répondent à leurs problématiques.

Dorénavant, les hommes tirent profit de la technologie et des innovations qui sont mis à leur disposition, au lieu de la subir. Ils deviennent alors acteurs du développement de l’économie de la connaissance. On passe ainsi d’une innovation concurrentielle à une innovation participative, dans le sens où ce n’est plus les uns contre les autres mais les uns avec les autres.

PESCETTI Amélie, MOUGIN Barbara, MULLET César, OUILLET Antonin, OUAZZANI Alae, PERSYN Gautier