Groupe1/6-Lille-Thème1

A l’aube du 21ème siècle, le monde tel que nous le connaissions a pris un virage sans précédent. Nous sommes entrés dans l’ère de l’économie de la connaissance, où la seule source de progrès possible est l’immatériel et où prime l’exercice du capital intellectuel humain et social comme le prônait Pierre Bourdieu. Le savoir-faire, aujourd’hui, s’accompagne nécessairement d’un savoir-être. Qu’est ce pour nous que la knowledge economy et le knowledge economy management ?

Aujourd’hui, l’évolution matérielle a presque atteint son maximum, ce qui créera de la valeur à l’avenir ce seront les idées. Les idées naissent des échanges entre les individus, qui partagent leurs expériences, leurs connaissances, leur perception des choses et se remettent en question. Comme le faisait Socrate, à l’aide de la maïeutique, le but aujourd’hui n’est plus d’imposer ses idées aux autres mais bien de les faire germer en chacun, car la somme des apports individuels au sein d’un groupe vaut mieux qu’une réflexion personnelle. Donner à chacun l’opportunité d’ajouter sa valeur favorise la création d’idées. De nombreuses entreprises aujourd’hui ont compris cela, Renault ou Danone par exemple utlisent des réseaux sociaux internes pour que les employés des différents sites puissent communiquer et partager leurs idées, leur expertise. Dans le même sens, de plus en plus de collèges, lycées, grandes écoles et universités disposent d’un site intranet sur lequel chaque étudiant peut se renseigner et apporter sa contribution à la vie de l’école et aux connaissances.

La ville de Glasgow est allée encore plus loin. Afin de résoudre les problèmes quotidiens de la ville et d’optimiser son environnement, la municipalité a eu recours au système de crowdsourcing, un processus participatif qui permet à chacun de proposer ses idées et solutions par rapport à une question particulière. Des milliers de contributions ont ainsi été enregistrées sur le site Glasgow2020, preuve que les citoyens se sont sentis impliqués.

Le management de la connaissance nous permet, à l’aide du management situationnel, d’appréhender la knowledge economy. Il faut être capable pour être réellement intégré au sein de l’économie de la connaissance de travailler en groupe, peu importe les personnes avec qui l’on se trouve, peu importe leur origine et leur culture. Les moyens pour y parvenir importent plus que le résultat. Pour cela, un seul mot clé: l’adaptabilité.

Par exemple, notre génération (celle des années 1990) a connu très tôt l’utilisation des nouvelles technologies, ce qui nous permet aujourd’hui de nous adapter de manière presque instinctive aux outils technologiques. Cependant le processus d’innovation s’accélère à un tel rythme qu’en dépit de notre aisance actuelle à l’égard des nouvelles technologies, il se peut que dans vingt ans nous soyons dépassés.

Ainsi, de manière globale, il s’agit de faire de l’adaptabilité notre quotidien.

 

Victor Pellero, Guy-Noel Payen, Justine Mongis, Mathilde Reverdit, Alicia Paturot, Marine Pauthier

Groupe 2-4 – Lille – Thème3

On assiste de nos jours à une double interaction entre l’économie de la connaissance et la démarche professionnelle. D’une part, cet afflux de connaissance bouleverse du tout au tout l’organisation sociale et hiérarchique de l’entreprise et d’autre part la démarche professionnelle a su s’enrichir de cet apport d’idées novatrices.

Avec l’arrivée sur le marché de nouveaux diplômés issus de la génération Y (génération née avec les nouvelles technologies), de nouveaux enjeux s’immiscent au sein de l’entreprise. Cette dernière, se voit obligée de s’adapter à cette masse de connaissances et sa hiérarchie s’en trouve bouleversée. On remarque ainsi, la création de nouvelles structures, où l’organisation n’est plus pyramidale mais homogène et où l’immatériel occupe une place de plus en plus importante, à l’instar de l’essor des start-up, qui sont désormais la première source de richesse dans le monde. De plus, à travers le crowdsourcing, l’entreprise peut également faire appel aux idées du public, créant ainsi des interactions entre ces derniers. S’inscrivant dans cette démarche, l’entreprise Innocentive met en relation des professionnels à la recherche de solutions -les « solutions seekers »- et des personnes compétentes dans le domaine – les  » solvers »-.

Le knowledge management a également comme mission d’accorder plus d’importance aux relations de travail. Ainsi, avec le passage à l’ère du Web 2.0, on assiste à l’émergence de nombreux réseaux intra-entreprises. Leur but est de faciliter les relations entre employés et d’accroitre de manière exponentielle, la création d’idées nouvelles formant une intelligence collective et sociale. A l’instar de Mindshare -réseau utilisé au sein de l’entreprise GDF Suez-, ces nouveaux réseaux possèdent de nombreux avantages pour les firmes qui les utilisent. Ils permettent non seulement de connecter des collaborateurs de métiers et pays différents mais aussi aux nouveaux employés de trouver plus facilement les réponses aux questions qu’ils se posent et ainsi de s’intégrer plus facilement.

Cette nouvelle démarche professionnelle crée également au sein de l’entreprise une nouvelle confrontation des idées. Elle permet à chacun d’apporter créativité, originalité et de stimuler l’échange entre les employés. Skema business school prépare les étudiants à ce nouveau modèle, en favorisant le partage d’idées lors de travaux de groupe. L’école forme également ses élèves aux nouveaux échanges professionnels apparus avec le web 2.0 via un portail éducatif -le YEP- en leur proposant des discussions sur les opportunités de carrière, les innovations et les stages. Enfin, les relations entre différentes générations d’élèves se développent par le biais de la communauté intranet : SKEMA Alumni, outil favorisant le mise en commun d’expériences professionnelles.

Il devient donc impératif à toute entreprise qui souhaite s’inscrire dans une démarche  innovante, de créer de nouveaux échanges par l’intermédiaire du KM 2.0 (plateforme virtuelle propre à l’entreprise, où les employés peuvent interagir). Et l’efficience de ces réseaux intra-entreprise est telle, qu’ils ont été étendu au «recrutement professionnel», à l’instar de Linkedin ou Viadeo, favorisant le contact entre employeur et futur employé. Ces dernières années, la démarche professionnelle a donc connu un véritable bouleversement dans la mesure où la recherche de nouveaux profils par les employeurs a obligé les candidats à se démarquer. Finalement, knowledge management/knowledge economy et démarche professionnelle se nourrissent mutuellement et favorisent davantage les échanges à échelle globale.

schéma skema

Groupe4-4-Lille-thème1

Tobbins disait que l’économie est la science de la rareté , l ‘économie de la connaissance serait-elle la nouvelle ère de la profusion ? De plus, comment pourrait-on définir un management adapté à ce type d’économie ?

Nous considérons avant tout que l’économie de la connaissance est un concept abstrait car elle est basée sur des idées et informations immatérielles et intangibles. Aujourd’hui, nous avons l’impression que la connaissance est la seule chose qui fait le prix des produits de consommation. Même si nous avons du mal à percevoir l’essence de cette nouvelle économie, nous parvenons toutefois a en comprendre les enjeux. Nous sommes la catégorie sociale la plus touchée par les évolutions des téléphones portables. L’iPhone est un exemple que le prix est déterminé non pas par le coût de production mais celui de conception.

D’autre part, l’économie de la connaissance appelle à appréhender autrement une économie et surtout à penser la gestion des informations qui prolifèrent. Penser cette nouvelle économie c’est comprendre la consommation et les comportements des individus face aux informations données ; c’est également organiser la diffusion et le partage de  cette information entre eux, comment ils parviennent à se comprendre et à transmettre leurs valeurs dans un monde où les habitudes changent totalement.

Enfin, définir l’économie de la connaissance c’est aussi mettre en avant les risques et les contraintes de cette économie. D’une part parce que la quantité d’informations à disposition est trop importante : d’où la nécessité de la gestion de cette connaissance par de bons managers réceptifs. D’autre part, ce nouveau concept se fonde sur la rencontre des idées au sein d’une équipe et un des problèmes principaux que nous avons relevé est la perte de l’individualité des membres au profit du bon fonctionnement du groupe.

Thème 3, Campus Sophia, TD 7, équipe 8 : PIVATY Jordan, PIQUEE Lisa, RUFFENACH Romane, SABEL Marianne, PFEFER Clémentine

Open space : une nouvelle façon de travailler De notre point de vue, la knowledge economy représente la créativité, l’innovation et la réflexion visant au progrès. En ce sens,le knowledge management est un levier de développement de ces facteurs passant par la communication et le partage de la connaissance. La confrontation des idées des knowledge workers et de leurs jugements contribuent au succès de la knowledge economy dans le but d’améliorer la performance et le fonctionnement de l’entreprise. Aujourd’hui, on ne recrute plus les managers seulement sur leurs compétences techniques et leurs diplômes mais également sur leur savoir être (communication, écoute, dialogues…) et leur savoir-faire. Leurs capacités à échanger, à avoir un jugement et à être autonome deviennent les principales qualités recherchées par un recruteur. De plus, l’expérience est tout autant valorisée dans les entreprises dans la mesure où elle permet une transmission du savoir entre les générations et les différents profils. Ainsi, dans la nouvelle économie de la connaissance, le fonctionnement hiérarchique subit des changements structurels. La nouvelle démarche professionnelle vise à atténuer les différences de hiérarchies : « ce ne sont plus des subordonnés mais des associés ». Chacun peut participer à son échelle à la prise de décisions et donc permettre l’émulation des idées. Dans l’idée d’optimiser la KM et la KE, nous suggérons le développement d’open space dans les grandes entreprises. En effet elles participent d’une part à une meilleure cohésion et collaboration entre les employés et d’autre part à favoriser l’échange et le partage de la connaissance. Afin d’améliorer le bien-être des salariés, il faudrait revoir l’aménagement et le design des entreprises, créer une atmosphère plus conviviale afin que les knowledge workers soient plus ouvert à l’échange et plus productifs. Pour conclure, la connaissance technique seule ne suffit plus, ce qui compte désormais est la mise en relation des différentes connaissances afin de confronter les points de vue et de développer une culture d’entreprise. Il s’agirait alors de maximiser l’échange et le partage dans les entreprises par le biais d’open space, d’atmosphères propices au développement de la créativité et de la connaissance.