Vers une organisation d’entreprise intégralement mécanisée ?

Le Knowledge Management peut être perçu comme un partage des savoirs internes et externes de l’entreprise entre les différents membres de son organisation afin que ceux-ci soient correctement utilisés. Le Knowledge Economy consiste quant à lui en une utilisation de différents savoir-faire dans l’optique d’un profit économique et par extension ce principe traduit le transfert d’une partie du savoir-faire humain aux machines.
En combinant ces deux techniques managériales, on peut se demander si les machines peuvent être considérées comme des membres à part entière de l’organisation d’une entreprise. En effet, le Knowledge Management implique un partage des savoir-faires que l’on combine au transfert du savoir-faire humain aux machines que propose le Knowledge Economy.
Ainsi, l’évolution de ces deux concepts est liée à l’évolution technologique. Certains métiers se sont avérés remplaçables par des machines ce qui a conduit à une toute nouvelle approche des concepts de KM et KE : avant la mécanisation généralisée des entreprises, le partage et le transfert de connaissances s’effectuaient d’homme à homme et dans le but d’augmenter la productivité de l’homme. Désormais, l’apparition des machines comme « nouvel acteur » du schéma d’organisation de l’entreprise amène à réviser ce constat : les transferts de savoir-faire s’effectuent d’homme à machine et dans le but d’améliorer la productivité de ces-dernières.
L’évolution de ces deux concepts est à l’origine d’une réorganisation du schéma de l’entreprise réduisant le nombre d’intermédiaires au sein de la hiérarchie des entreprises grâce aux remplacements de certains hommes par des machines. Ainsi ces deux techniques managériales permettent de réduire les inégalités de savoir-faire d’un bout à l’autre de la pyramide hiérarchique d’une entreprise.
Le lien entre évolution technologique et évolution de ces deux concepts pousse à se demander si le transfert de savoir-faire pourra un jour s’effectuer directement de machine à machine sans relais humain nécessaire.

SKEMA SOPHIA – TD 9 – Equipe 5 – Hugo Landrin ; Lola Lacoume ; Maylis Labeau ; Khawla Lahjomri ; Marie Kostiguian