Groupe7-Paris-Thème5

Le lobbying a pour objectif d’accompagner voire d’influencer les prises de décisions des gouvernements concernant les intérêts économiques de leur pays.

En France, le lobbying est associé à une certaine défiance de la part des décideurs publics : c’est pourquoi, l’organisation Transparency International France milite depuis 2009 pour renforcer l’encadrement des lobbyistes et rendre son action plus pertinente (garantir l’équité d’accès aux décideurs publics, assurer l’intégrité des échanges). Toutefois, les dispositifs mis en place sont loin d’être satisfaisants, et pour cause, l’encadrement du lobbying était porté sur les conditions d’accès et de sécurité, et non sur la transparence des informations. Or, encore aujourd’hui, 26% des décideurs français pensent que ce défaut de transparence remet en cause la pertinence du lobbying en France selon l’institut de sondage international TSN-Sofres.

Dès lors, pour renforcer la pertinence du système, les entreprises commencent à établir de nouvelles chartes comme, par exemple, le groupe Lafarge, BNP Paribas, … qui mettent en place un cadre général définissant l’exercice des activités propres au lobbying et qui s’applique à l’ensemble des décideurs publics.

De plus, l’efficacité du lobbying est en grande partie déterminée par ses qualités relationnelles et son pouvoir de persuasion. Or, en France, il faut reconnaître que les politiciens ont des difficultés à promouvoir leurs intérêts économiques propres face à des enjeux qui se mondialisent et qui se soldent généralement par des rapports de forces. Une situation dont la France a du mal à s’adapter dans la mesure où c’est « une pratique en pleine mutation » dans les entreprises, selon Mourad Attarça dans Revue Française du Marketing en Février 2007.

Pour conclure, l’absence d’une réelle réglementation et d’une légitimité du lobbying remettent en cause la pertinence du lobbying en France et minimise d’autant plus son pouvoir d’influence sur un marché mondialisé.

Camille Hauchecorne, Manon Hastaran, Jérôme Indych, Arthur Guillet, Jonathan Gouillart