Groupe 4-6 / Lille / Thème 3

La Knowledge Economy au cœur du Management 2.0.

L’économie de la connaissance s’impose comme une nouvelle façon de créer de la valeur à partir du savoir. C’est un marché innovant sur lequel s’échangent le savoir-faire et les compétences de ses acteurs : le capital humain de Becker est le concept phare de cette économie immatérielle, qui met en place des innovations grâce à des idées, les productions ne sont aujourd’hui plus pour la plupart des objets matériels.

Ainsi, même les codes sociaux dans le monde professionnel sont devenus implicites. Les entretiens d’embauche sont toujours conventionnels mais propres à chaque entreprise en fonction de leur culture, ce qui peut troubler les candidats : un entretien d’embauche pour un poste de comptable chez Google sera différent d’une entrevue dans une banque pour le même emploi. Par ailleurs, au sein de l’entreprise, la Knowledge Economy s’applique aux relations entre salariés et managers : on parle de Knowledge Management dans lequel les interactions hiérarchiques ne se font plus à sens unique. Grâce aux feedbacks, chacun a un droit d’expression équivalent. Là aussi, les codes ont évolué, les employés sont régulièrement sollicités pour évaluer leur degré de satisfaction et de bien-être au travail (L’Oréal ou le CHU de Nancy utilisent le logiciel WysuForms).

Ces changements structurels ont d’autres conséquences sur le management. Par exemple, les managers doivent inciter leurs salariés à développer des idées et leur laisser le temps de les approfondir, les enrichir, etc. Ils doivent connaître leur équipe pour créer un capital humain global pleinement efficace. Ainsi, sur l’intranet de Peugeot PSA, beaucoup d’informations sont publiées, le but étant d’améliorer la communication interne, de gagner en temps et en efficacité. Surtout, le retour d’expérience et la création de communautés internes à PSA sont des catalyseurs pour l’innovation : chacun est invité à s’exprimer et à donner ses idées sur l’entreprise. Le développement de réseaux sociaux internes à l’entreprise s’inscrit dans la vague du Social Management. Le travail d’équipes se traduit par d’une part la création de produits et d’autre part, l’invention des processus de production, il n’y a alors plus de consignes préétablies quant à la façon de travailler. C’est un phénomène qu’incarne parfaitement l’école de commerce Skema, car elle incite ses étudiants à s’investir dans la vie associative, à travailler en équipe, à devenir autonome et à penser par eux-mêmes.

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Le management dans l’économie de la connaissance, c’est aussi avoir de nouveaux objectifs et des critères de décision qui ne doivent plus seulement répondre à une mission professionnelle ponctuelle mais à une vision de long terme. Ainsi, l’entreprise Norpac, en développant sa politique de sécurité au travail, prend en considération le critère humain, mais aussi environnemental et économique (moins d’accidents au travail et donc moins de coûts). Cette vision de long terme est également mise en application via le développement de relations durables avec les clients de l’entreprise. Les community managers animent des forums de discussion, mais aussi des concours ouverts à tous auxquels les consommateurs sont invités à donner leurs avis sur des produits existants et à inventer les produits de demain. Ainsi, Henkel Challenge invite des étudiants à développer de nouvelles idées pour gagner jusqu’à 10 000€ (crowdsourcing). Ces échanges permettent également aux entreprises de mieux connaître les consommateurs et de collecter des données les concernant (Big Data).

Valérie Perrier – Celia Rasschaert – Mouna Oumaarir – Pauline Persico – Clément Padilla – Véronique Rattaire