Groupe 2-4 – Lille – Thème3

On assiste de nos jours à une double interaction entre l’économie de la connaissance et la démarche professionnelle. D’une part, cet afflux de connaissance bouleverse du tout au tout l’organisation sociale et hiérarchique de l’entreprise et d’autre part la démarche professionnelle a su s’enrichir de cet apport d’idées novatrices.

Avec l’arrivée sur le marché de nouveaux diplômés issus de la génération Y (génération née avec les nouvelles technologies), de nouveaux enjeux s’immiscent au sein de l’entreprise. Cette dernière, se voit obligée de s’adapter à cette masse de connaissances et sa hiérarchie s’en trouve bouleversée. On remarque ainsi, la création de nouvelles structures, où l’organisation n’est plus pyramidale mais homogène et où l’immatériel occupe une place de plus en plus importante, à l’instar de l’essor des start-up, qui sont désormais la première source de richesse dans le monde. De plus, à travers le crowdsourcing, l’entreprise peut également faire appel aux idées du public, créant ainsi des interactions entre ces derniers. S’inscrivant dans cette démarche, l’entreprise Innocentive met en relation des professionnels à la recherche de solutions -les « solutions seekers »- et des personnes compétentes dans le domaine – les  » solvers »-.

Le knowledge management a également comme mission d’accorder plus d’importance aux relations de travail. Ainsi, avec le passage à l’ère du Web 2.0, on assiste à l’émergence de nombreux réseaux intra-entreprises. Leur but est de faciliter les relations entre employés et d’accroitre de manière exponentielle, la création d’idées nouvelles formant une intelligence collective et sociale. A l’instar de Mindshare -réseau utilisé au sein de l’entreprise GDF Suez-, ces nouveaux réseaux possèdent de nombreux avantages pour les firmes qui les utilisent. Ils permettent non seulement de connecter des collaborateurs de métiers et pays différents mais aussi aux nouveaux employés de trouver plus facilement les réponses aux questions qu’ils se posent et ainsi de s’intégrer plus facilement.

Cette nouvelle démarche professionnelle crée également au sein de l’entreprise une nouvelle confrontation des idées. Elle permet à chacun d’apporter créativité, originalité et de stimuler l’échange entre les employés. Skema business school prépare les étudiants à ce nouveau modèle, en favorisant le partage d’idées lors de travaux de groupe. L’école forme également ses élèves aux nouveaux échanges professionnels apparus avec le web 2.0 via un portail éducatif -le YEP- en leur proposant des discussions sur les opportunités de carrière, les innovations et les stages. Enfin, les relations entre différentes générations d’élèves se développent par le biais de la communauté intranet : SKEMA Alumni, outil favorisant le mise en commun d’expériences professionnelles.

Il devient donc impératif à toute entreprise qui souhaite s’inscrire dans une démarche  innovante, de créer de nouveaux échanges par l’intermédiaire du KM 2.0 (plateforme virtuelle propre à l’entreprise, où les employés peuvent interagir). Et l’efficience de ces réseaux intra-entreprise est telle, qu’ils ont été étendu au «recrutement professionnel», à l’instar de Linkedin ou Viadeo, favorisant le contact entre employeur et futur employé. Ces dernières années, la démarche professionnelle a donc connu un véritable bouleversement dans la mesure où la recherche de nouveaux profils par les employeurs a obligé les candidats à se démarquer. Finalement, knowledge management/knowledge economy et démarche professionnelle se nourrissent mutuellement et favorisent davantage les échanges à échelle globale.

schéma skema

Groupe 8.2-Sophia-Thème 1

Comment percevez-vous la KE/KM avec vos yeux d’étudiants ?

Etant étudiantes à SKEMA qui signifie School of Knowledge Economy and Managament il semble intéressant de s’interroger sur la notion de Knowledge Economy et Knowledge Management. La Knowledge Economy est une technologie post-industrielle née dans les années 1990. Etant nées lors de cette décennie, l’économie de la connaissance nous concerne directement. Nous devons l’étudier en corrélation avec les NTIC (les nouvelles technologies de l’information et de la communication), qui sont aujourd’hui présentes dans la majorité des secteurs. Cette évolution postindustrielle nous semble logique, voire même évidente, puisque nous grandissons avec. C’est pourquoi nous ne la considérons pas comme une profonde mutation. Cependant, durant notre scolarité, nous avions un rapport passif avec la connaissance. Nous nous contentions de la recevoir et de l’assimiler sans pour autant la partager. En entrant à Skema, notre méthode de travail a été radicalement bouleversée et de ce fait nous saisissons l’ampleur et la complexité de la Knowledge Economy. Les travaux de groupe ainsi que les échanges entre étudiants que nous connaissons actuellement diffèrent totalement de ce que nous avons connu dans le passé et nous invitent à développer notre propre Knowledge Economy. En tant que futurs managers, nous comprenons que l’économie de la connaissance est un moyen de valoriser chacun, ce qui contribuera au bon développement de l’entreprise. L’échange et le partage deviennent des valeurs essentielles. En définitive, cette dynamique du savoir s’ancre au plus profond des sociétés actuelles et parait désormais indispensable à la compréhension du monde environnant et des enjeux futurs.

Christelle CHEN YUE YANG, Leslie CHEROUVRIER, Alexiane CUENIN, Caroline DIETRICH, Sarah DUREAU

Sources :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/16/apres-la-crise-l-economie-de-la-connaissance_1521417_3232.html
http://www.cairn.info/l-economie-de-la-connaissance–9782707156877.htm

Thème 3, Campus Sophia, TD 7, équipe 8 : PIVATY Jordan, PIQUEE Lisa, RUFFENACH Romane, SABEL Marianne, PFEFER Clémentine

Open space : une nouvelle façon de travailler De notre point de vue, la knowledge economy représente la créativité, l’innovation et la réflexion visant au progrès. En ce sens,le knowledge management est un levier de développement de ces facteurs passant par la communication et le partage de la connaissance. La confrontation des idées des knowledge workers et de leurs jugements contribuent au succès de la knowledge economy dans le but d’améliorer la performance et le fonctionnement de l’entreprise. Aujourd’hui, on ne recrute plus les managers seulement sur leurs compétences techniques et leurs diplômes mais également sur leur savoir être (communication, écoute, dialogues…) et leur savoir-faire. Leurs capacités à échanger, à avoir un jugement et à être autonome deviennent les principales qualités recherchées par un recruteur. De plus, l’expérience est tout autant valorisée dans les entreprises dans la mesure où elle permet une transmission du savoir entre les générations et les différents profils. Ainsi, dans la nouvelle économie de la connaissance, le fonctionnement hiérarchique subit des changements structurels. La nouvelle démarche professionnelle vise à atténuer les différences de hiérarchies : « ce ne sont plus des subordonnés mais des associés ». Chacun peut participer à son échelle à la prise de décisions et donc permettre l’émulation des idées. Dans l’idée d’optimiser la KM et la KE, nous suggérons le développement d’open space dans les grandes entreprises. En effet elles participent d’une part à une meilleure cohésion et collaboration entre les employés et d’autre part à favoriser l’échange et le partage de la connaissance. Afin d’améliorer le bien-être des salariés, il faudrait revoir l’aménagement et le design des entreprises, créer une atmosphère plus conviviale afin que les knowledge workers soient plus ouvert à l’échange et plus productifs. Pour conclure, la connaissance technique seule ne suffit plus, ce qui compte désormais est la mise en relation des différentes connaissances afin de confronter les points de vue et de développer une culture d’entreprise. Il s’agirait alors de maximiser l’échange et le partage dans les entreprises par le biais d’open space, d’atmosphères propices au développement de la créativité et de la connaissance.