Groupe 2-7, Lille, Thème 3

Aujourd’hui la Knowledge Economy et le Knowledge Management sont  intrinsèquement liés au fonctionnement des entreprises contemporaines. Il est donc primordial de prendre en compte ces dimensions dans notre démarche professionnelle.  Actuellement, la production est avant tout immatérielle et l’essentiel de la richesse repose sur des connaissances. Quels sont les intérêts de ces deux nouveaux paramètres dans notre démarche de travail ?

La Knowledge Economy accorde une importance certaine à l’autonomie intellectuelle et fonctionnelle de l’individu. A travers sa capacité de discernement, un acteur de l’économie sera capable de proposer une solution adéquate à une situation donnée. Par conséquent, le capital humain devient la plus grande richesse de l’entreprise selon les termes de Drucker. Ainsi, le Management de la Connaissance devient incontournable. La situation actuelle exige que l’on se démarque afin de répondre à la dévalorisation continue des diplômes. C’est donc grâce au Knowledge Management, qui octroie un avantage comparatif, que l’entreprise peut envisager d’être plus performante.

Les capacités organisationnelles, comme l’habilité à gérer les flux d’informations, représentent donc un atout pour la  gestion  d’un groupe et permettent le progrès d’une équipe. En effet, divers moyens sont dorénavant utilisés pour faciliter cette cohésion tel que le Web 2.0 qui instaure une véritable interaction entre les différents membres de la collectivité. La situation hiérarchique laisse donc place à une organisation en réseau, qui encourage la prise de risque personnelle stimulée par les compétences de chacun. Ainsi chacun est à même de proposer des idées novatrices qu’il partage via ces réseaux d’entreprise; on parle alors d’intelligence collective, caractérisée par une connexion accrue des connaissances.

L’échange des connaissances en réseau représente une véritable évolution du knowledge management car c’est aujourd’hui un mécanisme qui s’étend à l’ensemble de la société connectée. On fait effectivement appel à toute la communauté internet  pour améliorer ce service, susciter la créativité et l’innovation. Cette notion de « Crowd Sourcing » est une technique d’externalisation de l’innovation à un large public, elle efface la distinction entre les producteurs et les consommateurs d’idées.  L’ensemble de ces techniques caractérisent le Knowledge Management Social qui s’applique  dans le fonctionnement actuel de nombreuses entreprises. Celles-ci usent de l’intelligence sociale qui correspond à la capacité de se connecter aux autres de façon directe et ouverte et de stimuler les réactions et interactions souhaitées.

Cette problématique suppose de pouvoir contrôler les variables psychologiques tels les problèmes d’égos, qui sont des enjeux cruciaux du travail collectif à même  de créer des valeurs communes.  Face à la complexité des enjeux exposés, il apparaît important de créer un environnement favorable à la prise de décision et à l’innovation. Dans ce contexte, l’Intelligence Emotionnelle est une connaissance tacite essentielle et complémentaire des connaissances explicites pour permettre aux managers de faire progresser leur équipe car la  dimension technicienne ne suffit plus.

En somme, notre démarche professionnelle se doit d’être intimement liée à l’Economie et au Management de la Connaissance dans la mesure où celles-ci influent à la fois sur l’organisation de l’entreprise et notre façon d’être. Internet de manière générale ne constitue pas une transformation éphémère mais bien une révolution en profondeur des techniques managériales utilisées.

RENAUD Tristan, RICARD Yannick, RINN Estelle, STEINHART Guillaume, STEINMYLLER Charles, THAJJIT Amira, THARREAU Charles

CREATIVE WORKSPACE.

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Comment percevez-vous la KE/KM avec vos yeux d’étudiants ?

Notre point de vue d’étudiant nous offre un regard neuf sur le monde économique dans lequel nous allons évoluer. Si nous avons choisi Skema, c’est bien parce que l’on partage la conviction de l’école : La Knlowledge Economy est le nouveau paradigme, et les managers que nous souhaitons devenir doivent comprendre les nouveau systèmes d’organisations : le Knowledge Management.
A l’heure de la mondialisation et de l’individualisation des carrières, les organisations sont davantage basées sur les personnes que sur les fonctions. Les acteurs dans l’entreprise ne sont plus substituables à l’infini, mais deviennent de plus en plus irremplaçables. En effet, le rôle rempli par la secrétaire de l’entreprise X ne pourra pas être immédiatement remplacé et égalé par l’embauche d’une secrétaire Y. L’habitude, l’appropriation des techniques, l’inertie de fonctionnement, l’assimilation de l’identité de l’entreprise sont autant de connaissances tacites qui ne peuvent être transmises instantanément et qui seront donc perdues. Dès lors, pour atteindre la performance, il convient d’envisager le management sous un nouvel angle, et de prendre en compte le fait que les connaissances tacites ont pris le dessus sur les connaissances explicites.
C’est pourquoi l’objectif principal poursuivi durant nos études n’est plus la maîtrise des processus techniques, mais bien l’optimisation du capital intellectuel. En effet, la production de biens tangibles est de plus en plus automatisée, et c’est le capital intellectuel qui devient la richesse première de l’entreprise (Pierre Drucker, 1993). La connaissance est sa source de compétitivité.
Nous poursuivons tous la performance et la compétitivité, mais nous avons fait le pari que c’est avec Skema, et le Knowledge Management, que nous maitriserons les enjeux de demain.

Anne-Sophie SIEBERT ; Pauline ROUX ; Emilie REYNAUD ; David SITBON ; Antoine RAIMONDI