Groupe 2-6 Sophia Antipolis thème 5

  En France, le lobbying est assez mal perçu, notamment à cause de scandales impliquant des hommes politiques.

  Le comité permanent amiante a en effet exercé une pression sur le gouvernement français selon le Sénat pour refuser l’interdiction de l’amiante. Les lobbys ont donc eu une influence néfaste pour l’intérêt commun.

  Le lobbying est un groupe d’influence qui défend des intérêts privés en utilisant les pouvoirs politiques. Les pays voisins de la France utilisent depuis longtemps le lobbying dans leur processus décisionnel, c’est pourquoi la France essaye de rattraper son retard en formant les étudiants à la pratique du lobbying dans les universités et les Grandes Ecoles. A Bruxelles, on compte environ 30 000 lobbys soit quarante par député européen selon le journal L’Express.

  Les quatre plus grandes entreprises françaises utilisant ce type d’influence sont : EADS, GDF Suez, Bouygues et Total. De manière générale, dans un contexte de concurrence accrue, il est intéressant pour certaines entreprises françaises de voir la vente de leur produits favorisée par rapport aux pays émergents qui vendent des produits moins chers dû à des coûts de production bien plus concurrentiels.

  Pour éviter une concurrence déloyale sur le marché nationale, les entreprises françaises peuvent utiliser le lobbying afin de conserver leur exclusivité sur le marché intérieur. Par exemple, un des secteurs les plus influents en France est le secteur culturel. On parle d’ailleurs d’exception culturelle française. Elle consiste, à privilégier les oeuvres françaises par rapport aux oeuvres étrangères. François Hollande a d’ailleurs exclu l’audiovisuel de l’accord de libre échange entre la France et les Etat-Unis. En effet, des quotas ont été mis en place pour la diffusion d’oeuvres françaises pour les chaines de télévision, les radios et les cinémas tels que Gaumont ou Pathé qui imposent un quotas de films étrangers dans leurs salles.

  Considérant le fait que les syndicats français ont un faible pouvoir d’influence (8% de la population active est syndiquée aujourd’hui), il apparaît nécessaire d’avoir un organe d’influence supplémentaire pour représenter tous les secteurs. Ceci nous amène alors à une démocratie repensée permettant de prendre en compte la diversité des intérêts.

MEERPOEL Aurélie, MARTIN Jules, LEFEVRE Marin, LEROY Anthony, LEQUIEN Caroline