Groupe11-Paris-Thème1

Aujourd’hui, la Knowledge Economy est au cœur du processus d’éducation, et pour cause, c’est un des enjeux majeurs de demain. Elle représente le transfert des activités de production vers les services et l’immatériel et place la priorité sur l’innovation, la créativité et le capital intellectuel, comme le montre le programme MACH (Microsoft Academy for College Hires)1 mis en place par Microsoft.

La Knowledge Economy représente aujourd’hui un attrait considérable pour les futurs et jeunes diplômés. C’est le cas par exemple de Jessica, 27 ans, chef de secteur chez Monoprix : « Les rapports humains sont véritablement au cœur de mon métier. Il faut gérer les conflits, être à l’écoute des personnes. Ce côté “social” me plaît » ou encore de Hapsatou, 28 ans, chef d’entreprise : « j’ai toujours voulu être ma propre patronne ».2 Ils cherchent à obtenir un métier leur offrant des responsabilités (Knowledge Management) et un moyen de s’exprimer. C’est pourquoi  les écoles et universités forment leurs étudiants afin que ceux-ci s’intègrent parfaitement dans ce nouveau système productif en les encourageant à développer leur créativité, facteur essentiel de l’innovation, ainsi que leurs connaissances (cf article Universities as strategic actors in the knowledge economy)3.

Par ailleurs, un des avantages clefs du Knowledge Managment pour les étudiants est l’informalité et la diminution de compartimentation, ce qui répond parfaitement à l’évolution des mentalités contemporaines.

Néanmoins, la Knowledge Economy ouvre de nouveaux débats : elle provoque des risques qui n’existaient pas jusqu’alors car elle ne s’adapte pas à tout type d’entreprises. Elle nécessite donc des moyens considérables (2100 milliards de dollards dans le monde entier sur la période 2013-2014)4 et concerne essentiellement les entreprises dont le cœur économique est dématérialisé. Par ailleurs, elle contribue à réduire le clivage opposant vie professionnelle et vie privée : soit, par des moyens permettant d’accroître le temps de présence de l’employé sur son lieu de travail, soit en dématérialisant le bureau à la maison (54% des cadres travaillent hors de leur bureau)5.

Enfin, ce système mettant en valeur le capital intellectuel force les jeunes à poursuivre de longues études (47% des jeunes diplômés américains ne sont pas aptes à travailler dans la knowledge economy)6. Pourtant, ces dernières sont de plus en plus coûteuses et donc de moins en moins accessibles au grand public (le coût des études supérieur a augmenté de 500% aux Etats-Unis depuis 1985)7.

Ainsi, s’il est vrai que la Knowledge Economy et le Knowledge Management sont les enjeux de demain, il existe encore des points à approfondir pour que le modèle soit durable.

Marjolaine LOMBARD, Elodie MANIN, Arnaud MARCHENAY, Maroua MARDI, Damien NICOLAS

Sources :

1Programme universitaire permettant de former de jeunes diplômés de tout horizon  à la knowledge economy en leur apprenant à travailler en groupe et à partager leurs connaissances.

2http://www.letudiant.fr/metiers/les-metiers-davenir/les-metiers-davenir-qui-recrutent-et-donnent-des-responsabilites-19433.html

3http://cje.oxfordjournals.org/content/36/3/525.extract#

4http://www.journaldunet.com/solutions/dsi/depenses-it-en-2014-previsions-idc-1213.shtml

5http://lentreprise.lexpress.fr/equipement-informatique/un-cadre-sur-deux-lit-ses-mails-au-lit_41359.html

6http://content.timesjobs.com/interview-of-the-day-47-of-graduates-are-unemployable-in-any-sector-of-the-knowledge-economy/

7http://www.bloomberg.com/news/2013-08-26/college-costs-surge-500-in-u-s-since-1985-chart-of-the-day.html

3 réflexions au sujet de « Groupe11-Paris-Thème1 »

  1. Nous trouvons votre article convaincant.
    En effet, il donne une bonne définition du KE et du KM. Les témoignages et les données chiffrées permettent une compréhension plus aisée, même si nous trouvons que les exemples donnés pour le KM nous semble un peu passe partout. Ils ne montrent peu être pas assez la différence entre avant le KM et son action de nos jours. De plus, les liens ajoutés à l’article sont très appréciables. Enfin, de façon générale, votre article met en avant les faiblesses, difficultés ou les problèmes engendrés par la KE ou le KM, ce qui vous détache des autres articles qui ne montrent que les aspects positifs de la KE.

    TD 4 groupe 2 – Lille

  2. Je trouve cet article très pertinent car vous vous justifiez en montrant des chiffres qui nous permettent de mieux comprendre ce qui vous affirmez ( cf: le TD4-2 de Lille ).
    Vous avez joint des liens de press spécialisé et pertinente, ce qui peut nous pousser à aller plus loin que votre article.

    Quand au fond de cette article, il résume très bien le KE/KM mais pouvons nous dire qu’une taille critique de l’entreprise soit nécessaire à la bonne utilisation du KE/KM ? (PME ? ETI ? )

    Matthias CECCOTTI
    TD 2-2 Sophia

  3. Cet article clair et complet a le mérite d’être très bien documenté, et agréable à lire. La crédibilité des idées et des points de vues (qui sont déjà pertinents) s’en voit renforcée. Les citations permettent de dynamiser le texte, et donnent un véritable coté « presse » qui est très rarement présent dans les autres articles.
    Nous avons trouvé particulièrement intéressant le fait d’aborder le concept de Knowledge Economy en commençant par l’éducation et la formation. On aurait aussi pu citer l’avènement des diplômes MOOC en France (Massive Open Online Courses) ou simplement des cours électifs en ligne de Skema BS.
    Il est d’autant plus intéressant qu’il ose remettre en cause le contenu réel du concept de Knowledge Economy. Les remarques sur la « dématérialisation » de l’économie sont justes, car il s’agit d’un phénomène qui est encore loin d’être total tant au niveau des entreprises qu’au niveau macro-économique.
    Enfin la citation des sources précise est un ajout précieux qui permet d’aller plus loin pour ceux qui le désirent. Article recommandé.

    Paris, TD 2, Groupe 7.
    Victor SIMON/ Paul MONTARNAL/ David SERVAIS/ Victoria SABBAGH/ Adriana RODRIGUES MARTINS/ Marine RONGER

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