Groupe 5.2 – Sophia – Thème 2

« Qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner » Louis XI

Cette citation datée du XVe siècle démontre bien toute l’ambigüité liée au partage de l’information. Si nous vivons maintenant dans un monde de Knowledge Economy, c’est parce que la quantité d’information accessible à tous est incommensurable. Le premier problème est donc de choisir la bonne information au bon moment.

Le partage est désormais vital pour toute entreprise et la vitesse/qualité de propagation interne devient un enjeu majeur pour garder une réactivité nécessaire au maintien des facteurs clés du succès ; sachant que la qualité de transmission est souvent inversement proportionnelle à la taille de l’entreprise. Un filtre est bien sûr utilisé afin de protéger certaines données sensibles. La divulgation de ces données peut fortement nuire au bon fonctionnement voire à la réputation.

* Nous pouvons prendre en exemple le Scandale de Wikileaks et de ses « War Logs ». Plus de 90.000 fichiers de guerre concernant les agissements des Etats-Unis en Irak et Afghanistan furent publiés. Même si la plus grande partie des dossiers furent classés peu sensibles, certains auraient pu entrainer des plaintes contre les Etats-Unis pour crime de guerre. Le problème dans ce genre de cas est de savoir qui détient l’information, une guerre n’est jamais propre mais faut-il vraiment tout montrer à tout prix ? Telle est la question.

L’information demeure une source de pouvoir certaine. Si certains la gardent pour eux, ils s’accaparent donc un pouvoir personnel qu’ils utilisent à bon ou mauvais escient pour l’entreprise. Le savoir se résume alors aux compétences détenues par une minorité. Cette ambivalence peut nuire en cas de départ et de non-partage.

* Eurocopter, entreprise spécialisée dans la conception et construction d’hélicoptères du groupe EADS, a dû faire face ces dernières années aux départs successifs de nombreux de leurs meilleurs ingénieurs spécialistes. Par manque d’anticipation et de partage de l’information, certaines compétences tacites, bien que nécessaires au maintient de leurs FCS, ont été perdues.

Le partage des connaissances tacites se révèle donc être un enjeu majeur pour la plupart des entreprises. Choisir quelles données sont bonnes à partager, lesquelles doivent être filtrées et celles qui doivent être dissimulées est le plus gros problème.

 

BONNEAU Joana, BOURGEOIS Gautier, CAVROT Rémy, CAZAUX Gauthier, CHABRIER Adeline

* (modifications après séance 2)

3 réflexions au sujet de « Groupe 5.2 – Sophia – Thème 2 »

  1. Cet article nous montre qu’aujourd’hui nous sommes entré dans un monde globalisé dans lequel l’information circule beaucoup plus rapidement qu’avant. Ce meilleur partage de l’information est un atout pour l’entreprise car il permet une plus grande compréhension et davantage de réactivité mais il peut aussi comporter des risques lorsque celle-ci est mal gérée et devient incontrôlable. Ici, l’exemple du scandale Wikileaks est très pertinent car il correspond parfaitement au type de risque que l’informatisation de toutes les données et son partage peut entrainer.
    Comme il est dit dans cet article, l’information est une source de pouvoir à condition bien sur qu’elle soit contrôlée et utilisée à bon escient.

    Groupe 2.5 – Sophia Antipolis

  2. Il semble que cet article met l’accent sur l’importance de l’information dans l’histoire économique. La phrase d’accroche me semble plus que parfait pour « problématiser » le partage des informations dans nos économies.De nos jours, il est de plus en plus facile de partager des informations, des connaissances avec la révolution technologique des années 1980 qui ont données les TIC ( Technologie de l’information et de communication. Cependant, certains informations nécessitent un non partage, une barrière ou une sorte de protectionnisme car celle-ci demeure une source de pouvoir comme l’article le démontre. Néanmoins, on ne peut de nos jours ne pas partager d’informations. Le protectionnisme est-il révolu? Peut-être ? Ce qui est sur, c’est que chacun partage ce qui lui plait en attendant en retour une autre information. L’homoeconomicus se transpose donc encore sur l’économie de la connaissance. L’histoire retiendra que l’homme échangera désormais la connaissance comme un bien que chaque informations pourrait valoir bien plus qu’un biens ou un service à l’avenir. Nous sommes entré dans une époque de banalisation d’échange de connaissance.

    Hugo Tayakout groupe 4 equipe 9

  3. Cet article parait très pertinent et bien structuré. Il est clair et permet de bien appréhender cette problématique du XXIème siècle, avec la diffusion (ou non) de l’information. Il est évident que l’information tacite représente une part importante du savoir contenu dans une entreprise, et que sa transmission est nécessaire, voire vitale.
    En effet, cette transmission de l’information permet de conserver les avantages concurrentiels de l’entreprise, grâce au transfert de connaissances entre les membres d’une même entité (comme un héritage). Cependant, une diffusion non contrôlée, de l’information peut s’avérer dangereuse pour l’entreprise, si elle tombe entre les mains de personnes malveillantes ou simplement concurrentes.
    Un exemple récent de fuite d’informations concerne le secteur de l’automobile, avec d’anciens cadres de Renault qui auraient divulgué des informations confidentielles.
    Il parait évident qu’à l’heure des réseaux sociaux et de l’hyper-communication, savoir partager ses informations en interne (et en externe, à destination des partenaires économiques/sociaux), tout en conservant un certain degré de sécurité est un élément déterminant de la réussite d’une entreprise ou de tout autre entité économique ou politique.

    Timothée Bochard
    Groupe 9-1 Campus de Sophia

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