Vers une organisation d’entreprise intégralement mécanisée ?

Le Knowledge Management peut être perçu comme un partage des savoirs internes et externes de l’entreprise entre les différents membres de son organisation afin que ceux-ci soient correctement utilisés. Le Knowledge Economy consiste quant à lui en une utilisation de différents savoir-faire dans l’optique d’un profit économique et par extension ce principe traduit le transfert d’une partie du savoir-faire humain aux machines.
En combinant ces deux techniques managériales, on peut se demander si les machines peuvent être considérées comme des membres à part entière de l’organisation d’une entreprise. En effet, le Knowledge Management implique un partage des savoir-faires que l’on combine au transfert du savoir-faire humain aux machines que propose le Knowledge Economy.
Ainsi, l’évolution de ces deux concepts est liée à l’évolution technologique. Certains métiers se sont avérés remplaçables par des machines ce qui a conduit à une toute nouvelle approche des concepts de KM et KE : avant la mécanisation généralisée des entreprises, le partage et le transfert de connaissances s’effectuaient d’homme à homme et dans le but d’augmenter la productivité de l’homme. Désormais, l’apparition des machines comme « nouvel acteur » du schéma d’organisation de l’entreprise amène à réviser ce constat : les transferts de savoir-faire s’effectuent d’homme à machine et dans le but d’améliorer la productivité de ces-dernières.
L’évolution de ces deux concepts est à l’origine d’une réorganisation du schéma de l’entreprise réduisant le nombre d’intermédiaires au sein de la hiérarchie des entreprises grâce aux remplacements de certains hommes par des machines. Ainsi ces deux techniques managériales permettent de réduire les inégalités de savoir-faire d’un bout à l’autre de la pyramide hiérarchique d’une entreprise.
Le lien entre évolution technologique et évolution de ces deux concepts pousse à se demander si le transfert de savoir-faire pourra un jour s’effectuer directement de machine à machine sans relais humain nécessaire.

SKEMA SOPHIA – TD 9 – Equipe 5 – Hugo Landrin ; Lola Lacoume ; Maylis Labeau ; Khawla Lahjomri ; Marie Kostiguian

2 réflexions au sujet de « Vers une organisation d’entreprise intégralement mécanisée ? »

  1. Depuis cinquante ans, l’évolution technologique de l’homme s’est considérablement accélérée, à tel point qu’il semblerait que nous ayons plus évolué dans le domaine technologique au cours des six dernières décennies qu’au cours du millénaire précédent. L’homme a ainsi cherché dans un premier temps à améliorer les machines qu’il a créé dans le but d’améliorer leur productivité.
    Aujourd’hui, ces machines s’avèrent capables d’améliorer elles-mêmes les processus d’organisation de l’entreprise. En effet, depuis 2006, le développement des Médias 2.0 a permis d’envisager une toute nouvelle approche de la communication, socialement et professionnellement parlant. Les réseaux sociaux originellement utilisés à des fins personnelles, visant une masse de population sans liens professionnels mais sociaux, sont désormais devenus quasiment indispensable dans la gestion de la communication des entreprises et dans les contacts professionnels entre individus et entreprises.
    Finalement, le rapport de force s’est inversé : initialement, l’homme s’employait à améliorer la productivité des machines ; désormais, c’est le développement de nouvelles fonctions pour ces machines (ordinateur  internet  Médias 2.0  réseaux sociaux) qui tend à améliorer la productivité de l’homme. Par exemple, dans le domaine de la communication interne d’une entreprise ou bien dans la prise de contact entre un individu et une entreprise, les réseaux sociaux sont un élément indispensable.
    Pour imager cette nouvelle « dépendance » aux réseaux sociaux, prenons un exemple de la vie étudiante à SKEMA. Chaque groupe de TD a recours aux réseaux sociaux pour organiser son travail, dans différentes matières, à différentes dates, et afin de partager les résultats que chaque membre peut trouver individuellement.

  2. Le thème abordé par cet article nous semble intéressant dans la mesure où nous avons plutôt tendance à voir le côté positif des évolutions et d’accorder moins d’importance aux aspects négatifs, ce qui n’est pas le cas ici.
    Nous pensons également que le recours aux réseaux sociaux limite la communication directe entre les personnes et menace les relations entre elles.

    Groupe 4-8 Sophia

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