groupe3-4_Sophia_Thème1

Selon DRUCKER les travailleurs ne sont plus des subordonnées mais véritablement des associés dont la compétence participe à la réussite de l’entreprise. Cette définition place l’économie de la connaissance au centre des préoccupations managériales. Dans quelle mesure, nous futur manager, pouvons-nous nous inscrire dans l’économie de la connaissance ? La manière de travailler est aujourd’hui différente, les managers doivent trouver leur place dans cette nouvelle économie.

Dans un monde du travail en évolution permanente, les théories tayloristes et fordistes demeurent aujourd’hui obsolètes. Les outils ne sont plus les mêmes, les salariés doivent dorénavant s’adapter et travailler de manière différentes. Les connaissances techniques et tangibles s’effacent au profit de connaissances intangibles, non matérielles. La maitrise des outils et des process sont désormais les fondements de leurs connaissances. Les compétences spécifiques acquises rendent indispensable le salarié au fonctionnement de l’entreprise. Les risques dût à cette spécialisation grandissante des employés peuvent nuire à une possible réinsertion professionnelle. Ainsi, les managers doivent s’adapter, penser différemment et agir en conséquence.
Fini le temps où le manager l’était parce qu’il possédait l’intégralité du savoir. Dans le travail d’un employé aujourd’hui, 20% est le fait de règles et de directives, mais 80% dépend de sa seule décision, qu’il prend car il est celui qui possède les connaissances liées à ce domaine. Il en résulte donc une responsabilisation accrue de chaque personne dans l’entreprise. On s’achemine vers un système adhocratique, où chacun possède ses propres compétences qu’il met au service d’un objectif commun, et où les différences hiérarchiques s’estompent.

Autrefois grand patron, aujourd’hui le manager s’apparente plus à un chef d’orchestre. Il se doit de lui même posséder un savoir précis, mais il est surtout celui qui va faire le lien entre les différents pôles de connaissances au sein de son entreprise ou même de son équipe.

Commentaires :

Avec l’explosion du web 2.0, du nombre d’utilisateurs d’internet et des réseaux sociaux, les interactions entre l’homme et la machine sont devenues des interactions d’homme à homme, entraînant une hyperconnectivité et des échanges démultipliés, créant un concept d’intelligence collective. Dans quelle mesure les entreprises doivent-elles s’adapter à ce monde connecté où connaissance et performance sont liées ?

On observe de nos jours de nombreux systèmes qui deviennent obsolètes. On a pu l’observer dans nos nombreuses expériences professionnelles. L’une des plus grandes entreprises au monde « Allianz » utilise un système très codifié et très hiérarchisé pour n’importe quelle action. Que ce soit les hôtes d’accueils jusque la direction, tout est régi par des formulaires et des procédures stricts à remplir. Ce système protège peut-être de l’erreur potentielle de la plupart des salariés, mais il inhibe surtout l’esprit d’initiative et l’interaction entre ceux-ci. On observe surtout très peu d’échange inter-service. On peut se poser la question de savoir si le Knowledge management peut s’implanter dans les grands groupes, de nombreuses entreprises le pratique.
Thales est l’une des entreprises ou le Knowledge Management et le Knowledge economy sont au cœur de la stratégie des ressources humaines. Ce type de stratégie s’est inscrit de durablement dans l’action du groupe. THALES possède un réseau social complet dans lequel les collaborateurs de tous niveaux hiérarchiques peuvent communiquer et interagir entre eux. Des informations détaillées sur le groupe sont présentes et permettent aux salariés d’accroitre leurs sentiments d’appartenance. En outre, la stratégie managériale du groupe passe par des « toplink » lors desquels les collaborateurs échangent et témoignent de leurs difficultés afin d’améliorer la performance globale. Thales est l’acteur d’un Knowledge managment efficace.
Notre société, toucher par la conjoncture se doit de s’adapter pour répondre aux enjeux de demain. L’adhocratie nous semble être une alternative possible pour y répondre. En effet, la force du groupe est de tirer les compétences de chaque individu vers un objectif commun. Nous nous devons d’évoluer dans ce sens, de nouveaux outils tels le web 2.0, les réseaux sociaux et le knowledge management nous le permettent afin de nous réunir pour réussir.

Le management de la connaissance commence à prendre une place prépondérante dans la vie de l’entreprise, liant la croissance de l’entreprise à l’intelligence collective. Néanmoins, comme l’expliquait Gonzague Chastenet de Géry (professeur à l’IEP Paris) : « le management de la connaissance s’expérimente et ne se décrète pas, même s’il a besoin d’un sponsor fort » (tiré de l’Encyclopédie du Marketing, par Jean-Marc Lehu). Il est nécessaire de laisser l’intelligence collective prendre possession du système et non pas de lui imposer.

Issa Ferat-Ndao
Charlie Gelbon
Mathis Gombert
Brice Fourniaud
Maxime Gabrieau

2 réflexions au sujet de « groupe3-4_Sophia_Thème1 »

  1. Cet article met en avant deux éléments très important que sont le knowledge management et le web 2.0. En effet, le monde bouge, les codes changent, c’est pourquoi le management de la connaissance est inévitable dans les entreprises d’ajourd’hui comme le souligne cet article. De plus, il insiste sur l’utilisation du web 2.0 dans des entreprises comme Thalès. Ce type d’exemple nous montre que la transmission de connaissance peut aussi se faire par ce biais-là.

    TD3-5, Sophia, GONTARD Candice, GOULLOUD Thibault, GUIRAL Estelle, HAYOT Jérome, HENRY Marianne

  2. Principal point fort de cet article, vous montrez parfaitement la mutation de l’économie mondiale qui désormais fait la part belle aux connaissances que vous qualifiées « d’intangibles ». En effet, ce ne sont plus la force de travail et le capital qui gouvernent l’économie actuelle mais bien la connaissance. Dès lors votre article est très intéressant car il montre tous les changements que cela implique dans l’entreprise pour les salariés ainsi que pour les dirigeants. Néanmoins, en choisissant le thème 1, on pouvait s’attendre peut être un peu plus à une analyse de l’économie de la connaissance comme quelque chose qui change notre quotidien et pas que du point de vue du monde du travail.

    Très bon travail, article très clair.

    Groupe 6 – Paris

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