TD8 Gr7 Sophia – Thème 5

Avant toute chose, il est bon de définir ce qu’est un lobby : c’est un groupe qui cherche à défendre des intérêts donnés en exerçant une influence sur les détenteurs de décision. Autrement dit, un lobby peut tout aussi bien être un cabinet politique, un syndicat, une entreprise, ou autres, et non pas une association mystérieuse et diabolique que l’on se représente souvent.

Un lobby peut donc effectivement défendre des intérêts privés, comme pour le pétrole ou l’agriculture avec des OGM, mais c’est aussi et avant tout une aide précieuse à la décision publique. En effet, les membres d’un lobby quels qu’il soient sont vus comme des experts en leur domaine, et s’intéressent davantage à des sujets qui ont de véritables enjeux.

Malgré leurs importances, en France, les lobbies ne sont pas particulièrement développés comme ils le sont dans le reste de l’Europe, et encore moins comme aux États-Unis. En toute logique, le lobbying français manque cruellement de réglementations concrètes. La vision des lobbies que l’on a généralement n’est pas si erronée, car souvent, lorsqu’un lobby rencontre une personne d’influence, leur réunion est tenue secrète, et cela peut s’apparenter à des pots-de-vin.

Mais malgré cela, les lobbies s’attachent de plus en plus aujourd’hui à ne plus tenir compte seulement des intérêts économiques que constitue une décision, l’intérêt général commence à rentrer en ligne de compte. D’où également la transmission croissante des informations telles qu’elles sont avec la croissance de l’intérêt commun. On a par exemple en France le lobby gay, dont l’existence n’est pas vérifiée, mais ce genre de lobby peut grandement servir l’intérêt de tous. Il y a par contre un manque cruel de lobbies dans le domaine de la santé.

Ainsi donc, les lobbies, vus comme des groupes de pression pervers, commencent peu à peu à changer d’image, à de dédiaboliser en même temps que leurs intérêts convergent de plus en plus vers l’intérêt général.

Gauthier Mouton, Justine Noyelle, Irina Paza, Manon Perthuis, Matthieu Quillet.